Health Data Hub,  laboratoire d’exploitation des données de santé

Health Data Hub, laboratoire d’exploitation des données de santé

Pour faire de la France le leader de l’intelligence artificielle (IA), le Gouvernement s’est rapproché de l’École française de mathématiques et compte sur la participation active des médecins toutes spécialités confondues pour développer un laboratoire d’exploitation des données de santé.

Données de santé et évaluation thérapeutique

Pour développer l’IA en France, le Président de la République souhaite s’appuyer sur les secteurs de la santé qui possèdent de grandes bases de données. Il a accordé un budget de 1,5 milliard d’euros à cette ambition, qui servira notamment à la création du Health Data Hub.

Ce laboratoire d’exploitation des données de santé viendra valoriser ces data en s’appuyant par exemple sur la base de données de l’Assurance maladie et celles des hôpitaux. Ceci afin de permettre l’amélioration du traitement des maladies chroniques et accompagner les médecins dans la personnalisation des soins et la création du dossier médical numérique.

A la suite du rapport VILLANI sur l’IA, Agnès BUZIN, Ministre de la santé, a lancé une mission de préfiguration, dirigée par trois experts :

  • Dominique POLTON, présidente de l’Institut National des Données de Santé (INDS)
  • Marc CUGGIA, professeur d’informatique médicale et praticien hospitalier au CHU de Rennes
  • Gilles WAINRIB, président fondateur de la start-up Owkin.

La mission soumettra son rapport fin 2018.

« L’analyse des données de santé et le développement de l’intelligence artificielle vont transformer en profondeur notre système de santé pour le plus grand bénéfice des patients », assure le ministère. « Ils permettront, notamment, de mieux évaluer l’efficacité thérapeutique, d’automatiser de nombreux processus dans les établissements de santé, de développer la médecine personnalisée et d’accompagner les professionnels de santé dans le cadre de la refonte du système de santé attendue à l’automne.

 

Implication des professionnels de santé et données cliniques

Depuis la création en 2016 du Système national des données de santé (SNDS), la France détient la base de données médico-administrative la plus importante d’Europe. C’est un élément primordial sans lequel les meilleurs algorithmes de l’Ecole française de mathématiques évolueraient dans le vide.

La France dispose d’un capital « exceptionnel » de données de santé selon Le Monde, auquel les secteurs publics et privés ont accès depuis la loi du 26 janvier 2016. La première mission du Hub sera de favoriser l’élargissement du SNDS aux données cliniques. Les données récoltées au cours des soins pratiqués en France par les médecins ont vocation à intégrer le Hub tout en respectant le RGPD et le Droit français. Concrètement, à chaque consultation, le professionnel de santé quelle que soit sa profession et sa spécialité, devra renseigner des informations cliniques sur son patient : symptômes, prescriptions et analyses, ceci afin d’établir le meilleur traitement à suivre, notamment pour les maladies chroniques.

L'actu des professionnels de santé

Toutes les actualités
Explosion des inégalités  d’accès aux soins

Explosion des inégalités d’accès aux soins

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité dénonce la désertification médicale des territoires. De plus en plus de départements réclament « une véritable égalité d’accès aux soins » privés de moyens dues aux économies budgétaires.

L’exception française  des médicaments génériques

L’exception française des médicaments génériques

La France occupe le second rang européen, après le Royaume-Uni, de vente de médicaments par habitant, mais sort du podium en matière de génériques. Après une vingtaine d’années à circuler sur le territoire, ces copies n’occupent pas une place de choix. Pourquoi une telle méfiance ?

Télémédecine  et accès aux soins

Télémédecine et accès aux soins

Les délais d’attente trop longs et les agendas surchargés contraignent les Français à renoncer aux soins médicaux. La mise en place de la télémédecine, accessible et remboursée par l’Assurance Maladie à partir du 15 septembre 2018, pourrait améliorer l’accès aux soins et corriger les déséquilibres, notamment dans les territoires ruraux.

Vous souhaitez nous proposer vos articles ?

Une question ? Contactez-nous
* Champs obligatoires
Ou par téléphoneO9 81 98 70 90
Votre message a bien été envoyé !