Self-Med  et le tiers-payant

Self-Med et le tiers-payant

Self-Med proposera en Janvier 2019 le tiers payant depuis la plateforme. Une version beta est en cours de tests, et la version finale sera intégrée à la solution. Même si nous avons constaté que le Ministère n’est techniquement pas prêt, le projet de Self-Med est d’apporter de la visibilité sur vos remboursements et simplifier davantage votre comptabilité.

Actualité du tiers-payant

Le dossier du tiers-payant généralisé (TPG) a suscité une levée de boucliers sans précédent dans la profession médicale durant 3 ans. La volonté de Marisol TOURAINE, ancienne Ministre de la santé, était qu’aucun Français n’avance de frais chez son médecin. Une vision reprise par son successeur Agnès BUZYN qui préfère avancer doucement d’ici à la fin du quinquennat.

Les principaux syndicats de médecins se sont félicités de cette bataille, sans être ivres de joie pour autant : le projet est toujours dans les tiroirs du Ministère, bien que le tiers-payant ne soit pas généralisé mais généralisable. En d’autres termes, d’obligatoire il devient facultatif. Le Gouvernement envisage néanmoins une réforme plus profonde du système de santé d’ici 2019, alors que la deadline était fixée pour 2017. Echéance que même l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) avait trouvé irréaliste et imprudente vu le niveau de confiance des professionnels de santé envers l’Etat.

 

Tiers-payant et indépendance professionnelle

En début d’année 2017, le tiers-payant est devenu obligatoire pour les patients en affection longue durée (ALD) et les femmes enceintes. En plus des logiciels de télétransmission, du déploiement de la norme NOEMIE à venir et de l’administratif, les médecins font remonter leurs craintes et une certaine colère contre l’Etat.

La mise en place du tiers-payant après la Première Guerre Mondiale, pour aider les mutilés de guerre et leurs veuves, est jugée contraire à la vision libérale du médecin établie en 1927 (liberté des honoraires, d’installation et chaque patient doit payer). En grande partie inspiré du système de santé allemand, le tiers-payant agit comme un véritable repoussoir dans les années 1930 pour la profession qui, au même moment, fonde les syndicats que nous connaissons aujourd’hui. Face aux déserts géographiques et à l’augmentation de la taille et du nombre des agglomérations, les lois de santé des gouvernements successifs s’attardent à accompagner les changements structurels de la médecine depuis des années. Changements qui font s’éloigner les principes de 1927 pour laisser place à ceux de notre époque : individualisation, urbanisation et information.

Les médecins, outre ces considérations idéologiques, redoutent de la paperasserie supplémentaire. En effet, ils devront vérifier si leur patient est à jour dans sa carte Vitale et ses droits et que l’Assurance Maladie et sa complémentaire santé aient bien accès à son compte bancaire.
Les syndicats ont déjà exprimé en 2015 leurs craintes d’une surveillance généralisée, en imposant aux professionnels de santé une casquette d’inspecteur financier incompatible avec leur profession. La perte d’indépendance est également un problème puisque « le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit » (Code de déontologie). Selon les syndicats, une telle réforme assujettirait les médecins libéraux aux ARS et aux mutuelles, les enfermant dans une logique de bénéfices/risques permanente lorsqu’un patient s’assoit devant eux.

Financièrement, les principaux syndicats de médecins libéraux déclarent que le tiers-payant est un cheval de Troie pour les Français : en les dispensant que devoir sortir un billet à la fin de la consultation, les médecins estiment qu’on les déresponsabilise, faisant d’une consultation médicale un service banalisé alors qu’il touche au plus intime. Une augmentation des coûts des complémentaires santé est également à prévoir selon Jérôme MARTY, Président de l’Union Française pour une Médecine Libre, qui souligne que ces organismes privés ne manqueront pas de revoir à la hausse les cotisations pour amortir l’effet de la généralisation.
Aucune étude d’impact n’a pour le moment été réalisée concernant les conséquences financières du tiers-payant généralisé sur les comptes de la Sécu.

 

Self-Med et l’instauration du tiers-payant

Par anticipation, Self-Med introduira prochainement dans sa plateforme la gestion du tiers-payant, corrélée à vos flux NOEMIE pour vous permettre de simplifier davantage votre comptabilité.

Nous souhaitons ainsi devancer les annonces du Gouvernement en mettant en place le tiers-payant le plus rapidement possible, techniquement parlant, afin de vous permettre de vous adapter aux futures réformes. En dissociant les flux compilés de vos remboursements de l’Assurance Maladie, vous serez à même de distinguer les parts obligatoires des parts complémentaires et suivre avec plus de clarté votre comptabilité au jour le jour. Et ce, toujours avec notre algorithme intelligent d’affectation automatique pour vous simplifier la vie dans le traitement de vos remboursements tiers-payant.

Concernant la sécurité, Self-Med est engagé avec un partenaire hébergeur de données agréé par la CNIL pour les datas de santé. La préservation et la sécurisation des données demeurent des impératifs pour Self-Med, qui vous garantit une totale protection.

La sortie de cette innovation technique se fera dans le courant de Janvier 2019, après une batterie de tests préalables.

 

Self-Med  et la gestion des flux NOEMIE

Self-Med et la gestion des flux NOEMIE

Self-Med proposera en Janvier 2019 la gestion des flux NOEMIE depuis la plateforme. De nombreuses réformes sont prévues pour le quinquennat et notre équipe a choisi de s’intéresser aux derniers projets instaurés par le ministère de la santé.

Self-Med et la sécurité de vos données

Self-Med et la sécurité de vos données

La protection de vos données personnelles et financières est un impératif absolu. Pour satisfaire ce préalable indispensable à notre activité, Self-Med a mis en place des standards de sécurité très élevés, identiques à ceux des banques. Savoir garantir la sécurité des données de nos utilisateurs fait partie intégrante de notre réputation.

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